Suisse : Chloé F. et Ema Krusi, deux voix qui dérangent ?

Association Nationale de Défense Égalitaire de la Liberté d'Expression

Suisse : Chloé F. et Ema Krusi, deux voix qui dérangent ?

Chloé F. et Ema Krusi

Chloé F., enseignante, et Ema Krusi, commerçante, ont chacune en commun d’avoir réagi sur les réseaux sociaux à la gestion de la crise du Covid-19 en Suisse, considérant que les mesures mises en oeuvre par la confédération ont été disproportionnées, et que les médias avaient contribué à générer un climat anxiogène. Les deux jeunes femmes, qui ont décidé de faire une vidéo commune sur Youtube, se sont attiré les foudres de la rédaction du journal Le Temps, dont deux journalistes, Laure Lugon et Sylvia Revello, ont rédigé un article intitulé “Les complotistes s’enflamment” dans l’édition du 09/05/2020, article pour le moins subjectif ayant manifestement pour but de ruiner, notamment, la réputation de Chloé F. et d’Ema Krusi, et que nous avons décidé de ne pas reproduire afin de ne pas contribuer à ce que nous considérons comme une chasse aux sorcières. En effet, notre philosophie consiste au contraire à leur donner la parole. Démonstration :


Vous avez été publiquement qualifiées de “complotistes” dans un article pour le moins assassin du journal Le Temps publié le 09/05/2020, les journalistes ayant affirmé vous avoir contacté au préalable sans que vous n’ayez donné suite à leur requête. Est-ce exact ?

Chloé F. : Oui c’est exact. Le titre exact de l’article du journal « Le Temps » (appartenant à la société anonyme Ringier, concurrent du groupe privé Tamedia auquel appartiennent la Tribune de Genève, le 20 minutes, le Matin, et l’essentiel des médias de presse suisses) était « Les complotistes s’enflamment », avec en guise d’illustration une jeune fille qui fait une grimace. Alors que j’ai toujours le sourire sur mes vidéos. Cet article avait vocation à nous disqualifier et à ridiculiser les voix qui donnent des informations absentes des médias officiels et subventionnés. Rien n’est dit sur le fond de nos messages (tous documentés, avec des sources officielles) et sur les chiffres (officiels toujours) que nous relayons. C’est une pratique courante des médias « mainstream » depuis cette dernière décennie : disqualifier les messagers en leur collant l’étiquette « complotiste » ou « antisémite » (très à la mode) ou encore « extrême droite » ou « facho » quand ils n’arrivent pas à disqualifier le message. C’est évidemment de la calomnie et de la diffamation pures, passibles d’une plainte pénale. Les journalistes du Temps semblent manifestement ne pas connaître la Charte de déontologie de Munich (déclaration des droits et devoirs des journalistes), dont l’article 8 qui « interdit la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement. »

– Ema Krusi : Pour être tout à fait précise sur ce qu’il s’est passé, j’ai pour ma part été contactée par Laure Lugon par téléphone le vendredi 8 mai. Cette dernière m’a alors fait part de son projet d’écrire un article dans le journal Le Temps. Elle m’a déclaré vouloir également parler dans ce même article de 2 autres personnes. Dans le but de comprendre un peu mieux l’orientation de cette interview, je lui ai demandé qui seraient ces 2 autres personnes. Madame Lugon m’a dit qu’il s’agirait du Dr Christian Tal Schaller, et d’une autre femme dont elle ne pouvait me communiquer le nom. J’ai voulu jouer le jeu, et je lui ai alors demandé quelle serait sa première question. La voici : « Ema, à quel moment avez-vous basculé, et qu’est-ce qui vous a fait devenir complotiste ? ». Vous comprendrez donc aisément que cela m’a fait sourire, et je lui ai donc signifié que je ne désirerais pas participer à cet article qui était dès sa première question, clairement parti-pris. Je lui ai dit par contre à ce moment là que je serais ravie de me voir invitée sur un live, que ce soit à la radio ou à la télé, pour que l’on ne puisse rien cacher, orienter ou manipuler à sa propre convenance. Il est clair que lorsque les médias (dont Le Temps) utilisent des passages d’une vidéo pour rédiger un article à charge, cela va à l’encontre de ce pour quoi je milite : une liberté et une transparence de penser.

Des informations personnelles vous concernant ont été révélées par les journalistes du Temps. Cela peut-il vous causer un préjudice, et si tel est le cas comptez-vous demander une réparation ?

– Chloé F. : Oui ces informations (y compris les mensonges et les amalgames nauséabonds qui sont écrits sur moi par Sylvia Revello et Laure Lugon Zugravu) peuvent me porter préjudice. Je compte demander réparation oui. Le 9 mai, j’ai rappelé la journaliste Sylvia Revello qui m’avait contactée le 8 mai, veille de la parution de l’article, afin qu’elle fasse un erratum sur les calomnies qu’elles avait écrites à mon sujet mais elle ne m’a pas répondu. Je lui ai alors laissé un message vocal la prévenant du risque auquel elle s’exposait en me calomniant de la sorte. Sylvia Revello ne m’a pas rappelée malgré mes demandes laissées sur son répondeur.

– Ema Krusi : Que je parle ou pas à la journaliste, elle avait déjà « écrit » le papier en avance. Cela s’appelle « angler » un sujet. On part d’une hypothèse, et on fait tout pour la prouver. Je ne suis pas d’accord avec cette façon de faire, d’autant plus que je lui avais mentionné que je ne souhaitais pas participer à un article dans un média qui pouvait avoir des conflits d’intérêt. Je déplore que la plupart des articles du Temps avancent des vérités, sans préciser leurs sources et les études dont ils parlent. Je fais notamment référence à certains articles sur la 5G. Dès lors, je me réserve donc le droit d’effectuer des poursuites ultérieures pour le préjudice estimé.

Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre la parole, à vous exposer publiquement, pour critiquer la gestion de la crise sanitaire par les autorités en Suisse ?

– Chloé F. : Je n’avais pas prévu de prendre la parole ni de m’exposer publiquement au sujet de la gestion du covid-19 au départ. Il se trouve que le bâtiment qui héberge Gavi (Global alliance for vaccines and immunization), dont La Fondation Bill & Melinda Gates sont les principaux contributeurs, est localisée près de chez moi. N’ayant pas eu connaissance d’émissions télévisées existantes au sujet de cette alliance pour la vaccination de masse, j’ai eu l’idée de faire une vidéo sur ce sujet devant ce bâtiment, que j’ai ensuite montrée à un ami à moi. Cet ami l’a publiée sur Facebook et là, elle a été partagée comme une traînée de poudre. Je l’ai ensuite publiée sur ma chaîne YouTube mais elle a été censurée après moins de 2 jours. Puis, plusieurs personnes ont écrit des articles sur cette vidéo et sur mon travail militant bénévole depuis des années (je suis membre du Comité Stop TiSA, et suis engagée dans une quantité d’actions citoyennes, y compris pour soutenir les réfugiés et les victimes des services sociaux). Et puis j’ai été sollicitée de toutes parts pour continuer à parler du covid. Ema m’a contactée et elle a commencé à faire des vidéos sur ce sujet elle aussi.

– Ema Krusi : À un certain moment, cela est devenu un trop-plein. Lorsque le Conseil Fédéral nous ordonne de fermer nos magasins le 16 Mars, sous prétexte d’une pandémie catastrophique, nous nous disons que cette décision doit être mûrement réfléchie car elle est lourde de conséquence. J’ai pour habitude de prendre mes responsabilités dans la vie, et je n’attends jamais après personne pour savoir où je vais. Ici, il en était de même. J’ai donc fait mes recherches, j’ai consulté beaucoup de données, j’ai analysé, et j’en ai fait mes conclusions. Qu’on soit bien clair : que le Conseil Fédéral puisse se tromper au tout début de cette crise, je peux l’entendre. Par contre, lorsque l’on se rend bien compte à quel point il y a des incertitudes flagrantes sur les chiffres communiqués, sur la façon de maintenir la peur et de part la manière dont ces chiffres sont exploités par les plus gros médias, je me sens prise pour une personne dénuée de bon sens, et ça me dérange. À un certain point, le Conseil Fédéral, si il avait été honnête dans sa démarche, aurait dû nous dire : « désolé, nous nous sommes trompés, nous allons rectifier le tir rapidement ». Au lieu de cela, ils ont continué à s’enfoncer encore et encore.
Je paye des charges énormes tous les mois et tous les ans en Suisse, depuis des années, et le jour où j’ai besoin que mon pays m’aide à surmonter une crise dont les dirigeants en ont écrit l’histoire, chapitre après chapitre, j’apprends que je n’aurais aucun aide concernant les loyers de mes boutiques, et j’apprends que je devrais me satisfaire de prêts que je devrais rembourser à des taux qui seront surement réévalués à la hausse. Et à coté de ça, on constate que la BNS se partage des dizaines de milliards de bénéfice, pour ne parler que d’elle. Toutes ces incohérences incroyables m’ont fait prendre la parole. Je me devais de partager ce que j’avais sur le cœur.

Vous attendiez-vous, en décidant d’unir vos forces et en appelant les citoyens à vous rejoindre, à un tel acharnement médiatique ?

– Chloé F. : Non, pas du tout. D’ailleurs, pour ma part, je n’ai pas fait d’appel aux citoyens pour qu’ils me rejoignent. J’ai seulement donné des informations qui ne sont pas données par les médias officiels sur les chiffres et les liens financiers ou d’intérêt entre les différents acteurs institutionnels privés et publics, dans cette épidémie de covid. J’ai également proposé de se renseigner par soi-même et de ne pas se laisser gagner par la peur. Car d’une part, nous avons tous aujourd’hui, grâce à internet, accès aux déclarations et aux documents originaux qui permettent de s’informer directement sans avoir besoin de l’intermédiaire des médias dépendant du financement de leurs annonceurs ou subventionnés par l’Etat et d’autre part, la peur est très mauvaise pour le système immunitaire.

– Ema Krusi : Absolument pas. Je le répète, je n’ai pas fait cela pour être médiatisée. Je voulais simplement me faire entendre par d’autres entrepreneurs, pour peut-être me dire que je n’étais pas seule à relever ces incohérences, et à entendre d’autres paroles de personnes désabusées par ce qui était en train de se passer. J’ai lancé l’idées des boites mails après avoir été contactée des centaines de fois par messages. Des messages d’encouragements, de solidarité avec mes propos, de bienveillance, de questionnement et d’information. J’ai alors senti qu’énormément de gens étaient bien trop dans l’ombre sans savoir comment s’exprimer, mais leur ressenti était comme le mien : « quelque chose ne va pas ». Aujourd’hui, nous comptabilisons plusieurs milliers de mails reçus, et ça, ça compte.
L’acharnement médiatique fait donc parti du jeu. Mais je n’y prête que très peu d’attention. Cela ne m’empêche pas de continuer ce qui me semble juste. Je ne suis pas dans cette dynamique de renvoyer la balle a des personnes qui veulent rabaisser ou détruire pour se faire entendre. C’est simplement dommage pour eux, mais pas pour moi. Je suis sur un autre plan de vie.

Vu de France, la liberté d’expression en Suisse s’exerce sans obstacle. Qu’en est-il vraiment selon vous ?

– Chloé F : En Suisse, la liberté d’expression et même « d’apparition » se restreint année après année, tout comme en France et ailleurs. Par exemple, pour avoir fait une vidéo sur la création monétaire des banques aux côtés de l’humoriste Dieudonné il y a 1 an, je suis menacée de sanction par mon employeur, pouvant aller jusqu’à la suspension de toute prestation de l’Etat. Sans avoir eu aucune parole déplacée ni aucun manquement à mes obligations professionnelles. Ce n’est apparemment même plus l’expression qui est sujet à sanction mais les personnes qu’on côtoie. Cette perte des libertés fondamentales est contraire à nos constitutions cantonale et fédérale.

La CICAD, à l’origine de cette menace de sanction, n’en est apparemment pas à son coup d’essai. En effet, la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation avait accusé il y a plus de 10 ans un enseignant genevois, William Ossipow, de tenir des « propos qui glissent vers l’antisémitisme ». L’enseignant avait alors porté plainte contre la CICAD et la Justice genevoise lui a donné raison en juin 2016, constatant « le caractère illicite des articles diffusés par la CICAD ». La CICAD avait contesté ce verdict auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme, qui avait alors débouté la requête de la CICAD. Il est par ailleurs pour le moins étonnant que le DIP s’appuie sur les accusations calomnieuses, injurieuses, fallacieuses et diffamatoires d’une association, qui plus est se dit « contre la diffamation », pour m’assigner à un entretien de service susceptible d’occasionner une sanction à mon encontre.

Il est également étonnant que les médias subventionnés dénigrent les personnes qui relaient des informations officielles et vérifiables, les traitant de « complotistes ». Cela questionne véritablement sur l’honnêteté de ces médias subventionnés.

En France, une loi est récemment passée pour condamner à 45 000 euros d’amende toute personne qui diffuse une fausse nouvelle susceptible de troubler la paix publique. Or cette loi n’est manifestement pas valable pour tout le monde puisque les déclarations contradictoires sur le bien fondé du port du masque des membres de l’exécutif et de Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement LREM n’ont donné suite à aucune sanction. Ce « deux poids deux mesures » dans la liberté d’opinion et d’information n’est pas digne d’un état qui se prétend de droit. Espérons que la Suisse ne suive pas cet exemple.

– Ema Krusi : La liberté d’expression a aussi ses limites en Suisse. Mais elles semblent effectivement plus souples qu’en France. Mes vidéos n’ont pour l’instant pas été supprimées, et je ne pense pas qu’elles le soient un jour car je ne fais que de me servir de propos avérés ou que l’on peut prouver. Je ne suis pas une personne qui va trop loin sans fondement justifiable et de bon sens.

Quels sont vos projets pour les semaines et les mois à venir, que comptez-vous faire au sein du mouvement dont vous êtes à l’initiative ?

– Chloé F : Mes projets sont de rentrer en classe le 11 mai, de redonner mes cours de mathématiques « en présentiel » à mes élèves, de poursuivre la pratique de mon métier sereinement. Je suis également co-présidente du groupe de mathématiques, j’ai été élue il y a 3 ans par les enseignants de maths du canton de Genève pour les représenter, mandat qui est et a été une responsabilité importante en particulier durant ces 2 mois d’école à distance. J’arrive en fin de mandat cette année, malgré les sollicitations de mes collègues pour le renouveler. Pour ce qui est de la suite des relais d’informations que j’ai entamés avec mes vidéos récentes, je continuerai sans doute. Et pour ce qui est de mes actions citoyennes pour défendre la justice, la démocratie et la liberté, je compte les poursuivre comme je le fais activement depuis 8 ans.

– Ema Krusi : Nous sommes en train de nous entourer d’avocats qui partagent nos valeurs et notre vision commune. Nous avons également beaucoup de contact avec des médecins, des juristes, des journalistes, des entrepreneurs (des très grands, et des petits). Nous allons réclamer des comptes à toutes ces personnes qui ont été à la manœuvre de cette dérive sanitaire et économique.

Liens :

Chaîne Youtube de Chloé F. 

Chaîne Youtube d’Ema Krusi

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