Anaïs Lignier : “Nous devons continuer d’agir et de nous faire entendre !”

Association Nationale de Défense Égalitaire de la Liberté d'Expression

Anaïs Lignier : “Nous devons continuer d’agir et de nous faire entendre !”

Anaïs Lignier

Anaïs Lignier est porte-parole de Génération Identitaire, mouvement qui mène des actions pacifiques dans le but d’attirer l’attention sur les menaces qui pèsent sur notre identité. Cinq de ses militants ont été relaxés en appel le 20/05/2020 du délit d’incitation à la haine pour avoir déployé en 2012 une banderole sur le toit d’une mosquée en construction à Poitiers. Diabolisé par les médias, dans le collimateur de la Justice, censuré par les réseaux sociaux, le mouvement qui regroupe des milliers d’activistes persiste et signe sur Télégram, et lance un appel aux soutiens. Anaïs Lignier a bien voulu nous en dire plus, et nous éclairer sur l’ampleur et la nature des obstacles que les activistes de Génération Identitaire doivent affronter.


Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le mouvement Génération Identitaire ?

Génération Identitaire est un mouvement politique créé en 2012 qui réunit tous les Européens soucieux de protéger leur peuple et leur identité. Les actions menées par des jeunes activistes sont toujours pacifiques mais spectaculaires afin d’alerter l’opinion publique et de faire réagir les élus. Nous essayons d’éveiller les consciences et de faire face aux menaces qui pèsent sur notre identité.

Nous sommes donc en première ligne face à l’invasion migratoire, l’islamisation, l’insécurité, la globalisation…

La presse vous présente systématiquement comme “un groupuscule d’extrême droite”. Vous reconnaissez-vous dans cette qualification ?

Absolument pas. Notre mouvement est implanté dans toutes les régions de France et dans une dizaine de pays européens. En France nous sommes plusieurs milliers à agir pour Génération Identitaire que ce soit sur le terrain, financièrement ou en soutenant officiellement le mouvement. Nous sommes donc loin du groupuscule. Pour ce qui est de l’extrême droite c’est en effet un terme que les médias mainstream utilisent souvent pour décrédibiliser ceux qui ne pensent pas comme eux. Nous sommes simplement des identitaires.

Vos actions, toujours non-violentes, visent à attirer l’attention sur des sujets tels que l’immigration massive ou l’islamisation de la France. Elles vous valent systématiquement d’être renvoyés devant des juridictions de jugement. Pouvez-vous nous rappeler les procédures dont vous faites l’objet, et nous dire ce qui motive un tel acharnement judiciaire ?

Nous sommes en effet poursuivis quasi systématiquement à la suite de nos grosses actions alors que comme vous l’avez précisé elles se font toujours sans violences ni dégradations.

Cet acharnement judiciaire est évidemment politique et a pour objectif de nous faire taire.

L’exemple le plus parlant est le procès de notre action dans les Alpes en 2018 où nous avons recréé symboliquement une frontière entre la France et l’Italie afin de démontrer qu’avec un peu de volonté il était possible de contrôler l’immigration clandestine. Nous sommes restés 2 mois sans être inquiétés et en relation avec les gardes frontières sur place pour contrôler la frontière.

Malgré tout un an plus tard les organisateurs de l’action ont écopé de 6 mois de prison ferme et 75.000€ d’amende pour Génération Identitaire. Le seul motif d’inculpation est la “confusion avec l’exercice d’une fonction publique“ alors que nous n’avions jamais caché qui nous étions et que tout était communiqué sur les réseaux sociaux au jour le jour. Nous avons fait appel.

Ce mercredi 20 mai 2020 a aussi lieu le procès en appel de l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers en 2012. Cinq militants ont déjà écopé de 5 ans de prison avec sursis et 40.000€ d’amende pour avoir réclamé sur le toit d’un chantier un référendum sur l’immigration ! (NDLR Les prévenus ont été relaxés en appel du délit d’incitation à la haine, et seront fixés sur le chef de dégradations volontaires le 16 juin 2020)

Après avoir supprimé votre page en 2018, Facebook France a reconnu récemment auprès du journal Valeurs Actuelles que l’algorithme de leur réseau censurait systématiquement tous les contenus publiés par des tiers contenant les vocables “Génération Identitaire”. Quel regard portez-vous sur cette censure, et entendez-vous la contester ?

Suite à l’action dans les Alpes en 2018 notre page Facebook qui était suivi par plus de 120 000 abonnés à été désactivée sans sommation. Dans les semaines qui ont suivi le même sort a été réservé à nos pages d’antennes locales et européennes sans aucun moyen de faire appel. Nous nous sommes aperçus que la censure devenait de plus en plus ciblée en supprimant des publications avec notre nom, notre logo… Nous avons essayé par tous les moyens de contrer cette censure, en vain. Nous avons porté plainte contre Facebook France mais cela s’avère compliqué.

Malheureusement cette censure nous concernant est plus large car elle concerne aussi Twitter, Instagram, certaines banques et des moyens de paiements comme Paypal, Stripe, Leetchi…

C’est pourquoi le soutien de nos sympathisants est plus que primordial !

La crise sanitaire que traverse la France l’a conduit, à l’instar d’autres pays, à fermer ses frontières. Les autorités assuraient pourtant que cela n’était pas possible concernant la gestion des flux migratoires. Quelles conclusions en tirez-vous ?

Le message de notre campagne en 2019 était : avec de la volonté (politique) tout est possible. Cette crise sanitaire nous le prouve et nous espérons que le peuple Français et Européen a pu en prendre conscience et réagira en conséquence. Il faut se faire entendre et ne rien lâcher.

Selon l’expression consacrée par les médias pour définir notre avenir proche, quelle est votre vision du “monde d’après” ?

Comme vous l’avez sûrement compris nous sommes optimistes et combatifs. Face à toute cette pression médiatique, politique, judiciaire nous devons faire face et tenir. Nous sommes persuadé que les européens vont se réveiller et prendre conscience que leur peuple est menacé, que l’heure est grave et qu’il faut agir. Nous en avons déjà les prémices en Italie, en Hongrie ou plus récemment en Grèce.

En attendant nous devons continuer d’agir et de nous faire entendre !

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